samedi 2 juin 2012

Vous(tu) pouvez(peux) remercier les déménageurs qui tardent à arriver chez la copine que nous aidons, pour le temps qui m'est offert à bloguer.


J’ai reçu ça sur ma page Facebook et j’ai vu rouge.

 "Un professeur d'économie dans un collège a annoncé qu'il n'avait jamais eu un étudiant qui avait failli son cours, mais il s'est retrouvé à faillir une classe entière récemment. La classe entière avait insisté pour dire que le socialisme fonctionne et que, par conséquent, personne ne serait ni pauvre ni riche. Un égaliseur extraordinaire.

Alors, le professeur annonça : "D'ACCORD ! nous allons tenter une petite expérience en classe". Je prendrai la moyenne de toutes vos notes. Vous aurez alors tous la même note, personne ne faillira ni n'aura un A.... (En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).

Après le premier examen, les notes furent moyennées et tout le monde obtint un B. ceux qui avaient étudié fort étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu étudièrent moins et ceux qui avaient étudié fort décidèrent de prendre la route du peuple libre et étudièrent peu.
La moyenne du deuxième examen fut un D! Personne n'était content.
Lors du troisième examen, la moyenne fut un F.
Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais, les pointages de doigts commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulut étudier pour le bénéfice de l'autre.
 À la grande surprise de tout le monde, ils faillirent tous. C'est alors que le professeur déclara que le socialisme était pour faillir ultimement, car lorsque la récompense est grande, l'effort pour réussir est grand aussi. Mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournira l'effort ni ne voudra réussir.
Cela ne pourrait être plus simple.

On conclut le fait avec les 5 phrases qui se retrouvent dans la colonne de droite (Que voulez-vous!) comme étant possiblement les meilleures conclusions sortant de cette expérience.  Tandis qu’à gauche :

1. Qui sont ceux qui ont été conviés à se prononcer sur le Plan Nord?   Sur l’exploitation des gaz de schistes?  Les pauvres?  Les propriétaires de terrains défigurés?

2. Répéteriez-vous cela à une caissière de supermarché, une serveuse de restaurant de type familial, un commis de chez Wal-Mart?   Ils travaillent très fort et pourtant, ils sont pauvres.

3. Le gouvernement doit gouverner pour tous, sans parti pris, pourtant les amis du parti, l’oligarchie réellement au gouvernail bénéficient d’exemptions d’impôt et d’aucune pénalité devant les fuites fiscales ou si peu.

4. Au contraire plus il y a de gens capables de contribuer à l’économie en achetant local par exemple, plus la société s’enrichit.   D’autres profs d’économie peuvent appuyer ce fait.

5. D’où vient cette perception d’un peuple inerte et paresseux?   Le peuple veut travailler.   Ainsi, laissons-lui la chance d’être éduquer afin de lui offrir la possibilité de rejoindre ceux de la classe économique supérieure.


1. Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d'obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir.

2. Ce qu'une personne reçoit sans avoir à travailler, une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense.

3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu'un sans l'avoir enlevé à quelqu'un d'autre auparavant.

4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant!

5. Lorsque la moitié du peuple perçoit l'idée qu'ils n'ont pas besoin de travailler, car l'autre partie va s'occuper d'eux et lorsque l'autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler, car quelqu'un d'autre récoltera ce qu'ils méritent par leurs efforts, cela est le début de la fin de toute une nation.

Pouvez-vous trouver une raison de ne pas faire suivre ce message?"  OUI!

Pensez maintenant à nos amis(es) les étudiants... me semble que...

Ce texte est réducteur.   Ce qui m’enrage le plus, c’est que cela vienne de personnes qui pourraient profiter des gains si jamais les étudiants se font entendre.    J’ai côtoyé des jeunes intelligents et talentueux qui n’entrevoyaient pas la possibilité d’aller à l’université ni même au CEGEP parce que ce n’est pas encouragé dans leur milieu.  

Le Québec a le plus bas taux de diplomation au nord du Mexique.   C’est quoi notre problème?

Je rêve d’un Québec ou tous ont la même chance.   J’ai le regret de dire qu’avec certaines mentalités et perceptions, on est loin du compte.

En bon entendeur, salut!

J'alimente III


Le lendemain…  Ne vous laissez pas impressionnés par cette image, j’ai moi-même passé en la voyant, mais ceci étant dit, le contenu est réellement intéressant.

J'alimente II

Time Square
London

Toute la famille en a un!



dimanche 27 mai 2012

J'alimente


Je ne me tanne pas.
Je suis incroyablement fière d'être québécoise.

dimanche 13 mai 2012

Noémie

Janvier 2005

Noémie est assise par terre et dessine dans un cahier qu’elle appelle son journal à elle, pendant que sa mère regarde la télé.   Charest, le leader du gouvernement en poste, est à la télé.                                                                   

Comme à l’habitude, lorsqu’elle voit cet homme, elle fulmine.

Noémie  -  Qu’est-ce qu’y a moman?

Maman – Y m’énerve!

Noémie la regarde de son regard qui dit – Mais encore…

Maman – Ce gars de Sherbrooke pis son p’tit ami de Magog viennent d’annoncer qu’ils donneront beaucoup d’argent à des écoles privées et il en manque pour les écoles où vous aller toi et tous les autres québécois.

Noémie – C’est quoi ces écoles?

Maman – Ben il y a des gens qui ne vont pas dans nos écoles parce qu’ils ont les leurs où ils parlent de leur religion, de leur culture, de leurs valeurs et c’est ben correct…   Mais comme c’est leur choix d’y rester...  Ça m'choque d'avoir à donné plus à eux qui ont des écoles privés pendant que moi je n’aurais même pas les moyens de t’envoyer à l’école de mon choix si j'le souhaitais.

 Noémie – Ben moi je l’aime mon école, tous mes amis y sont, mais c’est vrai qu’on a de vieux bureaux pis que les murs sont pas beaux.

Noémie dessine un vieux bâtiment et plein d’enfants devant.

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Mars 2006
                                                                                                                                            
Noémie est assise par terre et dessine dans un cahier qu’elle appelle son journal à elle, pendant que sa mère regarde la télé.   Charest, le leader du gouvernement en poste, est à la télé.                                                                    

Comme à l’habitude, lorsqu’elle voit cet homme, elle fulmine.

Noémie  -  Qu’est-ce qu’y a moman? 

Maman – Y m’énerve!

Noémie la regarde de son regard qui dit – Mais encore…

Maman – Ce gars de Sherbrooke pis ses p’tits amis de la région de Magog veulent s’approprier le Mont Orford!

 Noémie – Là où on va camper pis qu’on se baigne dans le beau lac pis qu’on fait de l’escalade pis qu’on r’garde les étoiles filantes là?

Maman – Ben oui ma puce, mais ils ne veulent pas prendre tout l’parc mais c’est déjà trop et puis c’est de la manière que…. Entéka.

Noémie – Ils veulent faire quoi avec?

Maman – Ben, des chalets, des condos...

Noémie dessine un monsieur frisé avec une chemise carottée et une hache.   Puis elle prend son gros feutre brun et le barbouille partout, partout.

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Novembre 2008

Noémie est assise par terre et dessine dans un cahier qu’elle appelle son journal à elle, pendant que sa mère regarde la télé.   Charest, le leader du gouvernement en poste, est à la télé.                                                                   

Comme à l’habitude, lorsqu’elle voit cet homme, elle fulmine.

Noémie  -  Qu’est-ce qu’y a moman? 

Maman – Ils m’énervent!

Noémie la regarde de son regard qui dit – Mais encore…

Maman – Ils viennent de réélire Charest.

Noémie – Lui là?  Le monsieur qui voulait construire des maisons dans le parc?!?  Ah oui, pis qu’y a changé d’idée comme la fois qu’il voulait donner de l’argent à des écoles?  Ben voyons moman, ça s’peut pas que les gens aient fait ça?   Y s’en souviennent pas?

Maman – Ben non ma puce.

Noémie prend son air qui dit « C’est donc ben bizarre ça ».  Puis elle dessine des gens avec un entonnoir sur la tête.

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Automne 2009

Noémie est assise par terre et dessine dans un cahier qu’elle appelle son journal à elle, pendant que sa mère regarde la télé.   Alain Gravel l’animateur de l’émission  Enquête dévoile des nouvelles du gouvernement en poste, à la télé.                                                              

Comme à l’habitude, lorsqu’elle entend parler de ce gouvernement, elle fulmine.

Noémie  -  Qu’est-ce qu’y a moman?

Maman – C’est l’bout!

Noémie la regarde de son regard qui dit – Hein?

Maman – Le gouvernement est mené par le bout du nez par des gens malhonnêtes.

Noémie la regarde de son regard qui dit « Quoi? »

Maman – Des firmes ou si tu veux des compagnies d’ingénieurs, de construction et d’autres reliées à ce monde, ont infiltré le gouvernement et certains syndicats et ça fait en sorte que nous payons plus cher et parfois même pour rien!

Noémie la regarde de son regard qui dit « J’comprends pas »

Maman – Le gouvernement ne gouverne pas pour nous.

Noémie la regarde de son regard qui dit « J’ai peur».   Puis elle dessine une voiture et toute la famille dedans qui part loin, loin.

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Automne  2010

Noémie est assise par terre et dessine dans un cahier qu’elle appelle son journal à elle, pendant que sa mère regarde la télé.   Charest, le leader du gouvernement en poste est à la télé.                                                                    

Comme à l’habitude, lorsqu’elle voit cet homme, elle fulmine.

Noémie  -  Qu’est-ce qu’y a moman?

Maman – Ils m’énervent!

Noémie la regarde de son regard qui dit – Mais encore…

Maman – Charest pis les gens de l’industrie des gaz de schiste!

Noémie la regarde de son regard qui dit « De quecé? »

Maman – Charest permet à des compagnies de se rendre partout au Québec où ils croient qu’il y a du gaz dans la terre et ils creusent.  Des gens se réveillent avec un trou puis de la machinerie dans leur cour, sur leur terre et ils n’ont rien à dire!

Noémie – Mais pourquoi ils font ça? 

Maman – C’est pas tout, des scientifiques alertent les gouvernements qu’il y a du danger à faire ça!

Noémie la regarde de son regard qui dit « C’est donc ben bizarre ça ».   Puis elle dessine une maison, un trou et une balançoire à côté.

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Juillet 2011

Noémie est assise par terre et dessine dans un cahier qu’elle appelle son journal à elle, pendant que sa mère regarde la télé.   Charest, le leader du gouvernement en poste est à la télé.                                                                    

Comme à l’habitude, lorsqu’elle voit cet homme, elle fulmine.

Noémie  -  Qu’est-ce qu’y a moman?

Maman – Ça r’commence!

Noémie la regarde de son regard qui dit – Mais encore?

Maman – Le gouvernement est mené par le bout du nez par des gens malhonnêtes.

Noémie la regarde de son regard qui dit « Encore? », puis la regarde de nouveau de son regard qui dit « Ah, et puis zut!».   Puis elle se dessine habillée en princesse avec un chien et un chat.

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Mai 2012

Noémie est assise par terre et dessine dans un cahier qu’elle appelle son journal à elle, pendant que sa mère regarde la télé.   Charest, le leader du gouvernement en poste est à la télé.                                                                   

Comme à l’habitude, lorsqu’elle voit cet homme, elle fulmine.

Noémie  -  Qu’est-ce qu’y a moman?

Maman – Ils m’énervent!

Noémie la regarde de son regard qui dit – Mais encore…

Maman – Charest pis elle là!

Noémie – Ah oui, elle… Elle a une voix douce la madame.

Maman la regarde de son regard qui dit « De quecé? »

Noémie – Ben oui, elle est toujours souriante pis elle parle doucement…

Maman – Méfies-toi « À grande offrande, grande réflexion, et à politesse extrême, méfiance extrême »

Noémie la regarde de son regard qui dit « De quecé? »

Maman – Hhhe, c’est un monsieur qui écrivait il y’a très longtemps dont nous a parlé un professeur.

Noémie – Ça fait que là, pourquoi t’es fâchée?   À cause des carrés rouges?

Maman – C’est pas les carrés rouges qui m’énervent, c’est eux, à Québec, qui devraient faire ce qu’ils ont toujours fait quand ils prenaient une mauvaise décision, changer d’idée avant les élections.

Noémie la regarde de son regard qui dit « Ben oui, ben oui!».   Puis elle dessine un tas de p’tits moutons.

samedi 12 mai 2012

Et pan dans les flans!

J'ai envie de dire incompétent...  
Je dirai plutôt vive les cyclistes.  


mardi 8 mai 2012

On parle de nous ailleurs...


Mais plus sérieusement...


Quebec student protests mark 'Maple spring' in Canada.
Students protests in Montreal, Canada, over Quebec's plans to raise tuition fees. Photograph: Rogerio Barbosa/AFP/Getty Images.
Students protests in Montreal, Canada, over Quebec's plans to raise tuition fees. Photograph: Rogerio Barbosa/AFP/Getty Images
A revolt against a government tuition fee hike is growing into Occupy-inspired dissent against austerity and inequality.
They have also become a symbol of the most powerful challenge to neoliberalism on the continent…
In the painful tumult of daily protests, an entire generation of Québécois youth is learning a political lesson no class would ever teach: violence underlies all of society's inequalities, and power doesn't yield an inch without a fight…
The students' courage and creativity in the face of such brutality has lit a fire under Quebec. Their achievement has been to begin to clarify for a broad swath of society that a tuition hike is not a matter of isolated accounting, but the goal of a neoliberal austerity agenda the world over. Forcing students to pay more for education is part of a transfer of wealth from the poor and middle-class to the rich – as with privatization and the state's withdrawal from service-provision, tax breaks for corporations and deep cuts to social programs…

Pendant ce temps,  en France:

…Cible privilégiée des étudiants grévistes, le Premier ministre conservateur Jean Charest, à la tête du Parti Libéral du Québec depuis 1998, et crédité d’un maigre 30% d’opinions favorables dans les sondages après neuf ans de mandat…
Pour tordre le coup à ces rumeurs, le gouvernement a fait des concessions le vendredi 26 avril en proposant aux syndicats étudiants de « lisser » la hausse des frais universitaires sur sept ans au lieu des cinq prévus initialement. Soit 325 $ canadiens par an, minorés à 177 dollars grâce à un crédit d’impôts. Mais les étudiants, même ceux qui ne se sont pas orientés vers les mathématiques, savent compter. La proposition de Jean Charest et de son ministre de l’Education, Line Beauchamp, aboutit selon eux à une hausse de 1779 dollars sur 7 ans au lieu de 1625 dollars sur 5 ans…
Et puis, finalement…
Le premier grand mouvement socio-écologique est-il en train de naître dans la Belle Province ? Rarement,en tout cas, revendications économiques, sociales et environnementales n’ont paru aussi imbriquées à une telle échelle et sur une telle durée. C’est sans doute l’un des aspects les plus novateurs de ce « printemps érable ». 
Ok, c’est pas le Nouvel Observateur.


Sommes-nous assez mûrs pour affronter nos travers et les choix à faire?   

Les réseaux sociaux sont-ils le bon fertilisant pour y arriver?

Est-ce que tous ceux qui l’utilisent sont prêts?

Est-ce que je tourne en rond?

vendredi 4 mai 2012

Vive la jeunesse!

Et ceux qui l'entretiennent. (la première version  (entretienne) avait oublié qu'ils étaient plusieurs, pas assez mais tout d'même...J'me comprends)

Leur implication, leur créativité, leur persévérance me mettent de bonne humeur.

Et pour mes amis blogueurs:
5 mais 2012

J'ai regarder ça.  Le recul me met en face de cette publication.  
Définitivement ce n'est pas mon genre.  
Alors j'assume, je la laisse mais j'ajoute ceçi:
Lisez bien.

Merci à Josefina qui publie toutes ces perles.


samedi 28 avril 2012

On joue.

Peut-être les avez-vous vu.
Anyway, c'est facile mais bon.
Qui sont-ils?